Des points supplémentaires pour les francophones sous Entrée Express

Le 6 juin dernier Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a annoncé l’octroi de points supplémentaires aux candidats qui possèdent un bon niveau de français.

Comment ces points sont-ils octroyés?

15 points supplémentaires si vous obtenez le niveau 7 ou plus des NCLC en français pour les quatre aptitudes et si vous obtenez le niveau 4 ou moins des NCLC en anglais (ou si vous n’avez pas passé de test en anglais).

30 points supplémentaires si vous obtenez le niveau 7 ou plus des NCLC en français pour les quatre aptitudes et si vous obtenez le niveau 5 ou plus des NCLC en anglais pour les quatre aptitudes.

Le niveau 7 équivaut pour le TEF à:

Compétence: Expression orale: 310 – 348

Compétence: Compréhension de l’oral: 249 – 279

Compétence: Compréhension de l’écrit: 207 – 232

Compétence: Expression écrite: 310 – 348

Le niveau 5 équivaut pour le IELTS à:

Compétence: Expression orale: 5,0

Compétence: Compréhension de l’oral: 5,0

Compétence: Compréhension de l’écrit: 4,0

Compétence: Expression écrite:  5,0

Mon Projet Québec 2017

Plusieurs se demandent ce qui se passe avec la réception des demandes de CSQ pour le programme de travailleurs qualifiés hors Québec cette année.

La période actuelle en fait couvre celle allant du 1er avril au 31 mars. L’année dernière le Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) a permis aux demandeurs à l’étranger de soumettre leurs demandes à 2 occasions (périodes de réception). Le quota de l’année dernière était de 10 000 travailleurs qualifiés.

Cette année les dates qui déterminent le quota sont les mêmes, c’est-à-dire du 1er avril au 31 mars: le MIDI sélectionnera 5000 travailleurs qualifiés. La date de réception des demandes par contre n’a pas encore été annoncée. Il faut consulter le site du MIDI régulièrement afin d’en être informé(e).

https://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/informations/mon-projet-quebec/index.html

Exemptions – Autorisation de voyage électronique (AVE)

L’autorisation de voyage électronique est une nouvelle exigence pour l ’entrée au Canada.  Les étrangers dispensés du visa de résident temporaire qui prennent un vol à destination d’un aéroport canadien ou qui transitent par un aéroport canadien doivent obtenir une autorisation de voyage électronique (AVE).

Certains étrangers en sont exemptés toutefois: les citoyens des États-Unis et ceux faisant partie des catégorie suivantes:

Étrangers possédant des documents canadiens officiels

  • Les voyageurs possédant un visa canadien valide.
  • Les voyageurs ayant un statut valide au Canada (p. ex. visiteur, étudiant ou travailleur) qui rentrent au Canada après avoir visité seulement les États-Unis ou Saint-Pierre-et-Miquelon.

Étrangers dans les situations suivantes :

  • Les citoyens français qui habitent Saint-Pierre-et-Miquelon et qui entrent au Canada par la voie des airs en provenance directe de Saint-Pierre-et-Miquelon.
  • Les étrangers qui sont passagers d’un vol à destination ou en provenance des États-Unis faisant escale au Canada uniquement pour y faire le plein de carburant et qui, selon le cas :
    • possèdent les documents requis pour entrer aux États-Unis;
    • ont été légalement admis aux États-Unis.
  • Les étrangers qui sont passagers d’un vol qui fait un arrêt imprévu au Canada.
  • Les étrangers qui transitent par un aéroport canadien dans le cadre du Programme de transit sans visa ou du Programme sur le transit des Chinois.

Personnel affecté aux voyages et représentants officiels

  • Les membres d’équipage, inspecteurs de l’aviation civile et enquêteurs sur les accidents qui travaillent ou travailleront au Canada pendant leur séjour.
  • Les membres des forces armées (à l’exception de l’élément civil de ces forces armées) d’un pays désigné aux fins de la Loi sur les forces étrangères présentes au Canada qui se rendent au Canada pour exercer des fonctions officielles.
  • Les diplomates accrédités par le gouvernement du Canada.

Source: http://www.cic.gc.ca/francais/visiter/ave.asp

 

Obligation de résidence

Y a-t-il des circonstances spéciales qui peuvent justifier le non-respect de son obligation de résidence au Canada en tant que résident permanent? 

L’obligation de résidence est défini par la loi comme suit:

L’obligation de résidence est applicable à chaque période quinquennale. Les dispositions suivantes régissent l’obligation de résidence :

Le résident permanent se conforme à l’obligation dès lors que, pour au moins 730 jours pendant une période quinquennale, selon le cas:

  • il est effectivement présent au Canada
  • il accompagne, hors du Canada, un citoyen canadien qui est son époux ou conjoint de fait ou, dans le cas d’un enfant, l’un de ses parents
  • il travaille, hors du Canada, à temps plein pour une entreprise canadienne ou pour l’administration publique fédérale ou provinciale
  • il accompagne, hors du Canada, un résident permanent qui est son époux ou conjoint de fait ou, dans le cas d’un enfant, l’un de ses parents, et qui travaille à temps plein pour une entreprise canadienne ou pour l’administration publique fédérale ou provinciale

Seul le constat par l’agent que des circonstances d’ordre humanitaire relatives au résident permanent — compte tenu de l’intérêt supérieur de l’enfant directement touché — justifient le maintien du statut rend inopposable l’inobservation de l’obligation précédant le contrôle.

Le fardeau de preuve revient au résident permanent et non aux autorités gouvernementales: c’est au résident permanent à prouver qu’il a bien rencontré ses obligations.

Le résident permanent qui souhaite entrer au Canada ou y demeurer malgré le fait qu’il n’a pas rencontré son obligation pourrait se voir émettre un rapport A44, devenir interdit de territoire et se faire émettre une mesure de renvoi:

Pour l’application du paragraphe 44(2) de la Loi, si le résident permanent manque à l’obligation de résidence prévue à l’article 28 de la Loi, la mesure de renvoi qui peut être prise à son égard est l’interdiction de séjour.

Le résident permanent peut toutefois en appeler de la décision devant la Commission de l’Immigration et du Statut de Réfugié (CISR). Si l’appel est rejeté il sera interdit de territoire et devra quitter le Canada.

En résumé: avant de séjourner à l’étranger assurez-vous de rencontrer vos obligations légales!

Travailler au Canada après les études

Les étudiants étrangers peuvent obtenir un permis de travail post-diplôme qui leur permettra de travailler après leurs études. Le permis post-diplôme est un permis de travail ouvert, c’est-à-dire qu’il n’est pas spécifique à un employeur et l’offre d’emploi ne requière pas d’être appuyée par une étude d’impact sur le marché du travail.

L’expérience de travail acquise est reconnue comme de l’expérience canadienne pour ceux et celles qui souhaitent présenter une demande de résidence permanente.

Les conditions suivantes doivent être respectées afin de se qualifier pour le permis de travail post-diplôme:

  • Avoir été étudiant à temps plein sans interruption
  • Avoir terminé un programme d’études d’une durée minimale de huit mois
  • Être diplômé d’un établissement d’enseignement reconnu
  • Avoir un permis d’études valide au moment de la demande du permis de travail

La demande doit être faite dans les 90 jours suivant la réception d’un document officiel confirmant que les conditions d’achèvement du programme d’études sont remplies.

Le permis de travail post‑diplôme ne peut avoir une période de validité plus longue que la durée officielle des programmes études en Canada. Par exemple, si vous avez complété un programme de dix mois, le permis de travail sera valide pour une durée de dix mois. Il peut être émis pour une durée maximale de trois ans.

Mon Projet Québec: présenter une demande au Québec

GraduateAvec l’entrée en vigueur en janvier 2016 de la plateforme Mon Projet Québec, les candidats au programme de travailleurs qualifié du Québec doivent soumettre leur demande en ligne le jour de la réception des demandes. Ces demandes doivent être présentées de l’étranger. Deux exceptions sont par contre en vigueur: les demandeurs qui ont une offre d’emploi validée et certains résidents temporaires, i.e.:

  • Les travailleurs étrangers temporaires titulaires d’un permis de travail valide (incluant les participants à un programme vacances-travail) qui ont séjourné au Québec pour une période d’au moins une année;
  • Les étudiants étrangers qui  poursuivent ou ont complété avec succès un programme de formation professionnelle au secondaire de 900 heures ou plus, un programme d’études collégiales, un programme d’études universitaires de 1er cycle d’une durée minimale de 12 mois, un programme de 2cycle, soit de maîtrise ou d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.), ou un programme de 3e cycle, qui ont  complété au moins la moitié de leur programme d’études, s’il est d’une durée de moins de 18 mois ou s’il s’agit d’un programme de 2e ou de 3e cycle universitaire; ou qui sont à 12 mois ou moins de la fin de leur programme d’études, s’il est d’une durée de 18 mois ou plus.

Entrée Express

Le système entrée express, mis en place en janvier 2015, est un système qui permet de gérer les demandes de résidence permanente présentées dans le cadre de certains programmes d’immigration économique existants.

Dans le cadre du système entrée express, les candidatures des personnes qui répondent aux critères d’un des programmes sont placées dans un bassin. Le gouvernement du Canada, les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que les employeurs canadiens peuvent y sélectionner des candidats.

Les candidats dans le bassin qui auront obtenu les scores les plus élevés reçoivent une invitation à présenter une demande de résidence permanente. Des points sont accordés pour les éléments suivants :

  • une offre d’emploi valide;
  • une désignation par une province ou un territoire;
  • d’autres facteurs, comme les compétences et l’expérience de travail, qui contribuent à la réussite des immigrants au Canada.